Entre peinture, performances et installations, son travail explore le corps, la mémoire, la nature et la perte de la terre, dans une démarche profondément humaine et engagée.
Une exposition dédié à 3 artistes.
Présentation de la performance et de la collection.
Rana Abu Laban, artiste d'origine palestinienne, est née en Jordanie. Depuis 2000, elle vit et travaille en France, à Vierzon. Entre 1995 et 2000, elle se consacre à ses études artistiques : elle est diplômée des Beaux-Arts de l'université de Yarmouk en Jordanie, puis de la Koninklijke Academie van Beeldende Kunsten de La Haye, aux Pays-Bas. À son arrivée en France en 2000, elle participe à plusieurs expositions, notamment aux Frigos à Paris, au festival de Vierzon et à Ivry-sur-Seine. En 2009, elle présente également des œuvres aux côtés d'artistes jordaniens à Bari, en Italie, dans le cadre du Festival Badathea. En 2010, elle expose à l'UNESCO à Paris avec des artistes palestiniens. En 2011, elle est invitée par une association ivryenne à exposer avec les artistes de Raspail à l'ancienne Manufacture des Œillets, puis à participer à l'événement de la Nuit Blanche. Aujourd'hui, elle poursuit sa formation en suivant un master d'arts plastiques à la Sorbonne, tout en continuant son travail de création et d'exposition.
L'artiste Rana Abu Laban, artiste d'origine palestinienne, naît en Jordanie en 1971. Entre 1995 et 2000, elle poursuit des études artistiques : d'abord aux Beaux-Arts de l'université de Yarmouk en Jordanie, puis à la Koninklijke Academie van Beeldende Kunsten de La Haye, aux Pays-Bas, dont elle est également diplômée. Installée en France depuis 2000, elle devient, de 2001 à 2004, conseillère artistique pour plusieurs compagnies théâtrales, dont Kaléidoscope Bleue à Paris. Elle y conçoit décors, costumes et univers plastiques des mises en scène. Elle participe à de nombreuses expositions : aux Frigos à Paris, en France, en Italie et à Ivry-sur-Seine. En 2009, elle présente des œuvres aux côtés d'artistes jordaniens à Bari, en Italie, dans le cadre du Festival Badathea. En 2010, elle expose au siège de l'UNESCO à Paris lors de l'événement Peintres de Palestine : d'une génération, l'autre, en soutien au peuple palestinien. En 2011, elle est invitée à exposer avec les artistes de Raspail à l'ancienne Manufacture des Œillets à Ivry-sur-Seine, puis participe à la Nuit Blanche.
Depuis, elle multiplie expositions et projets, tout en enseignant les arts plastiques dans des écoles et conservatoires de la Région Centre–Val de Loire ainsi qu'en Jordanie. En 2015, elle obtient un master de recherche en arts plastiques à l'université Paris I Panthéon-Sorbonne et présente pour la première fois sa performance Il faut qu'on parle à Montreuil. Elle mène également un travail de collecte de témoignages auprès de réfugiés de divers pays. Invitée d'honneur de la Maison du Maroc à Paris lors de la Journée internationale des droits des femmes, elle y présente Femmes à travers l'Art, Artistes du Monde en partage. Aujourd'hui, elle poursuit ses activités de création, d'exposition et d'enseignement en Centre–Val de Loire, fidèle à une démarche artistique engagée et profondément humaine.
« À travers mon travail, je cherche à faire interagir des éléments de la vie quotidienne — visuels, sonores… — avec le monde intérieur, ses pensées, ses souvenirs, ainsi qu'avec la nature. J'observe comment ces éléments sont reçus par le corps et comment celui-ci les retranscrit sur la toile. À la nature, j'associe la force, la pureté, la beauté et un sentiment de liberté illimitée de l'esprit et du corps. Plongé dans la modernité et la société de consommation, l'homme y place son existence et y cherche son identité. Homme consommateur, homme consommé, il s'éloigne de la nature, de lui-même, de son corps — ce corps qui porte tout le vécu de l'être. Connaître son corps, c'est se connaître soi-même.
Je vois comme un mur se dresser devant nous, au fil du temps, sur le chemin de la vie. Dans la panique, nous cherchons une issue : ce juste milieu où se loge notre équilibre. Mon travail consiste à rechercher ce juste milieu, à transformer ce mur en notre propre miroir où danse la nature — extase du corps. Plus je peins, plus j'apprends à vivre, plus je comprends la vie, plus je l'apprivoise. Un des fondements de ma démarche repose sur le sentiment que l'on a de son corps, sur son énergie, sur les liens qu'il entretient avec les stimuli extérieurs — sonores, visuels, etc. — et sur la manière dont il transmet et exprime ses sensations. Le corps se comporte et réagit différemment selon l'environnement dans lequel il se trouve.
Cet amour pour la nature et ce rapport à la terre puisent également à la source de mon histoire personnelle. Je ne peux échapper à l'épreuve de la perte de la terre que mes racines palestiniennes m'imposent. À travers mon art, j'exprime ce sentiment de perte, avec lequel j'ai grandi et qui me constitue. Par ailleurs, le voyage né de cette perte m'a ouverte à d'autres mondes, d'autres cultures. La rencontre entre ma culture et celles que je découvre me conduit à toucher, d'une certaine manière, à quelque chose de plus universel. »
Une sélection de tableaux classés par époque, révélant l'évolution de la recherche picturale de Rana Abu Laban.
N°9
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N°16
N°19
N°20
N°21
N°22
Où on brise le mur, danse la nature
La Voix du Silence
Sans Titre
Premier Choc
Second Choc
N°1
Une sélection de performances, installations et projets in situ, mêlant corps, voix, témoignages et espace.
Performance présentée pour la première fois à Montreuil en 2015.
Installation
Invitée d'honneur de la Maison du Maroc à Paris lors de la Journée internationale des droits des femmes.